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Sous cette rubrique nous reproduirons des articles traitant d'histoire, de culture et toute autre publication d'intérêt.

Sur cette Page nous reproduirons quelques articles parus dans le bulletin "Les Acajous" publié par ODL aux années 1992 et 1993.  Ces articles sont d'un intérêt particulier considérant qu'aujourd'hui encore ils trouvent leur application au sein de notre communauté.

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*Message de la direction            *Mois de Mai, Mois des Mamans
*Pourquoi je suis de ODL              *S.O.S. Détresse
*Retour à la source                     *Lascahobas: d'où vient son nom?
 

        Message de la direction
                                                    par Lisly Chéry
 
        Je commence mon message aujourdh'hui, en citant la conclusion du discours d'inauguration prononcé il y a près de deux ans, et je cite:
    "...,  je vous demande à tous de prêter main forte en participant à nos activités, en encourageant d'autres à nous joindre, en veillant à ce que les lois et règlements de l'ODL soient suivis et respectés et, enfin, en nous faisant part de vos suggestions, vos complaintes et vos compliments si aucun. Rappelez-vous toujours que nous avons été élus par vous, à la direction de l'ODL, pour faire avancer Lascahobas en vôtre nom." (fin de citation)
     Combien d'entre-vous se sont souvenus de ces mots-là?  Combien d'entre-vous en ont pris avantage?  A ma connaissance il n'y a eu qu'un seul.  Et je rends hommage à ce membre-là, bien qu'il ne soit pas avec nous aujourd'hui.  Au moment ou je vous parle, il est à Lascahobas se préparant pour la Saint-Gabriel.   Certains se demandent, sans doute, qui est ce membre; ou encore qu'est-ce qu'il a fait de si grandiose!?   Ce membre n'est autre que St-Murat Riché; et ce qu'il a fait de grand est de nous prendre au mot en nous demandant un entretien pour nous faire part de ce qu'il pense, de ce qui d'après lui ne va pas à son gré.  Croyez-moi, c'était loin d'être des compliments.  Nous avions toujours dit que vos critiques, complaintes et suggestions peuvent nous aider grandement.  Par ses complaintes, nous avons pu remarquer qu'il y a certaines choses qui pourraient-être faites différemment; nous avons pris notes et nous essaierons de notre mieux d' y remédier.                   
Un grand coup de chapeau à St-Murat.
    Je sais que bon nombre d'entre vous, sont entrain actuellement de penser (comme dit l'américain): "Big Deal!".  Mais si vous enlevez le sarcasme, il en est pour nous.  Car il vaut mieux nous faire part de vos dissentiments, désapprobations, mécontentements, critiques ou complaintes au lieu d'en papoter.  Le papotage n'est pas constructive, mais destructive.  Si vous avez réellement à coeur ODL et Lascahobas, il est temps de vous élever au-dessus des mesquineries, des papotages et des tripotages...  Usez votre temps et votre énergie constructivement.
           ODL vit actuellement une période difficile!  Nous avons à affronter des luttes internes et externes.   Et le problème d'Haïti nous affronte.  Le sentiment tribal, le sentiment de clan, le "pas-moi-pas-lui-non-plus", nous détruit.   Cette attitude suicidaire, qui nous porte à nous détruire nous-mêmes, dans le seul but de détruire l'autre, est purement et simplement de l'idiotie.
Nous sommes à la fin du 20ème siècle, l'heure de l'avancement technologique; essayons de joindre le psychologique au technique: essayons d'avancer aussi mentalement.
            Encore une fois, abordez-nous directement avec vos complaintes.  Contactez-nous verbalement, par écrit ou par l'intermédiaire de tierce personne si vous préférez.
      J'espère que Lascahobas devienne un jour un modèle pour Haïti, un modèle de coopération dans "l'union qui fait la force".  Au lieu de s'entre-déchirer, que chacun de nous enseigne et pratique la tolérance, la compréhension, le respect de soi et du prochain.  C'est plus facile à dire qu'à faire, certes; mais l'accomplissement d'un tel exploit est ce qui fait la Grandeur, la Magnanimité de l'être humain.
    On dit que "la critique est aisée mais l'art est difficile"; mais moi, je dis que "la critique bien appliquée fait avancer l'art".   Elle doit-être, avant tout et surtout, constructive; et j'entends "Critique" mais non "Potin" ou "Papotage"!
    Je vous rappellerai un autre paragraphe de mon allocution d'inauguration, qui couvre un autre sujet d' intérêt et je cite:
    "... laissons-nous ouvrir une parenthèse pour vous dire que, bien que l'ODL soit une Organisation apolitique, la situation politico-sociale à l'intérieur du pays peut avoir des répercussions sur l'exécution de certains, si ce n'est tous nos projets.  Nous nous garderons d'entamer ou de continuer aucune démarche en Haïti jusqu'à ce que la situation devienne normale... Cependant, cela ne nous empêchera pas de nous préparer, attendant le moment propice pour faire ce que nous pouvons." (fin de citation).
        Plus d'un pensent que si nous n'avons encore rien réalisé à Lascahobas c'est parce que nous nous sommes laissés guider par nos convictions politiques.
    Ce ne pourrait être plus faux!  Avant tout, ODL est apolitique, comme le stipule l'article premier de notre Charte Fondamentale.  Ce que j'ai encore bien défini dans mon discours d'inauguration et je cite:
"...Encore une fois, nous sommes une organisation apolitique tout en reconnaissant et respectant les droits et devoirs civiques et politiques de chaque membre en particulier."  
        Convictions Politiques?  Je n'en ai pas!   A moins que penser au développement de Lascahobas en soit une.  Parti Politique?  Je n'en fais pas parti!   A moins que Lascahobas soit décrété Parti Politique au lieu de Ville.
        Je suis l'un des ceux, au sein du Comité Directeur, à avoir de grandes réticences quant il s'agit de penser à l'exécution de projets en Haïti actuellement.  Et ce, pour des raisons bien précises: l'affaire des lumières; et personellement il me faut un système établi et reconnu pouvant nous donner certaines garanties qui soient crédibles.  Il nous faut un gouvernement reconnu internationalement (car avant tout, nous sommes basés à l'étranger et la majorité de notre aide viendra sans doute d'organismes étrangers).  Je m'en fous s'il est blanc ou noir ou qu'il soit chien ou chat!
        Le Comité Directeur Central a tenu bien de séances de travail essayant de déterminer ce que nous pouvons réaliser sur chantier (Lascahobas).  Et nous vous en avons fait part à notre dernière rencontre.   Cependant il nous faut certaines petites modifications.  C'est sous cette même rubrique que nous avons invité le président du Comité Directeur Filial de Lascahobas à nous rencontrer, içi à New York.  Nous pourrons ainsi travailler de concert avec lui pour déterminer ce que nous pouvons réaliser dans la conjoncture actuelle, sans pour autant nous enterrer dans un fourmilier.
Personnellement, j'aimerais voir ces projets-là en voie d'exécution avant la fin de mon mandat.  Mais je ne veux pas prendre de risques, dans le seul but d'avoir une satisfaction personnelle, sans tenir compte de l'enjeu.  Les intérêts de Lascahobas doivent primer.  L'important est que Lascahobas avance, peut importe qui en décroche l'honneur ou le privilège.
         Je ne serai peut-être pas à la tête de l'organisation au prochain terme, mais je travaillerai d'arrache-pieds pour le succès de l'ODL et de Lascahobas, comme je l'ai fait par le passé, avant même d'accéder au Comité Directeur.
                                                                        (Fin)
 
Notes supplémentaires: (01/26/1998)
        Depuis la publication de cet article ODL a connu d'autres membres qui ont fait entendre leur voix dans le sens constructif.    Ils ont fait part de leur opinion ou dissension directement tout en participant constructivement (par action ou suggestions) aux redressements nécessaires.   Ces membres sont:  Gérald Lézeau, Rev. Renand Parfait, Gabriel Pierre.    Ils sont les dignes fils de Lascahobas, de ceux qui veulent vraiment le progrès et le bonheur de notre chère cité. 
Lascahobas-On-Line leur présente Hommage et Respect!
 

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    Mois de Mai, mois des mamans!
par Lisly Chéry

Quel grand mois!
                 Le printemps fleurit, l'air redevient frais et léger; mais quelque chose manque. Oui, il nous manque le pépillement des oiseaux, les vertes campagnes, les jolis ruisseaux, les fruits fraîchement cueillis… En un mot, il nous manque notre ville natale, notre maman à tous.    Immagine une fête des mères, quand sa maman est à des milliers de kilomètres de soi!
                 Je ne suis pas une tête-bûlée, qui fait des rêves chimériques, ou un sentimental nostalgique. Je rêve simplement d'un Lascahobas moderne, où les fils du pays peuvent vivre en harmonie,  en paix, jouissant des beautés de cette ville si charmante.
                 Faisons ensemble un petit raisonnement.  On dit que le noyau de toute société est la famille, dont chaque membre en est une composante qu'il le veuille ou non.  Or, des familles réunies forment des régions, contrées ou villes suivant certaines démarcations géo-politiques arbitraires: C'est ce qu'on peut appeler "la Grande Famille".  Et nous savons tous que le nom, la réputation d'une famille s'attache à ses fils ou filles, et qu'on ne peut s'en défaire.  On peut le tenter, et on peut même croire avoir réussi, mais la société ne l'accepte pas et ne l'acceptera jamais.  On garde, et on gardera toujours l'étiquette de sa famille; surtout quand elle pèse lourd.
                En un mot, qu'on le veuille ou non, on est Lascahobassien(ne) et on le restera toujours.  On peut beau se dire être Port-au-Princien, Américain, Jamaicain, Trinidadien ou Brésilien, il est des faits qui sont inchangeables.
                Donc, au lieu de renier ou rejeter notre origine, soyons-en fiers; laissons-nous en faire un point de ralliement au lieu de division.  C'est à nous de la rendre belle et digne, de nous et d'elle-même!
                Habillons notre chère maman de sa robe de Dimanche!  Parons-la de ce dont elle a tant besoin!  Soyons la fée qui va la transformer en "Cinderella"; une Cinderella qui perdure et ne s'évanouisse pas aux premières lueurs du jour.
                 Joignons nos mains, pour présenter à cette maman inépuisable et impérissable, une magnifique gerbe de fleurs.  Fleurs variées, cueillies non pas dans les prairies, mais du fond de nos coeurs.  Faisons des voeux de Prospérité, de Développement!  Non pas des voeux qui sonnent faux, mais qui sortent des profondeurs de l'âme!  Ce n'est pas un rêve chimérique, mais bien une possibilité très réelle.  Il nous suffit simplement d'un peu de bonne volonté, d'amour, de persévérance, de compréhension et de tolérance.
                 C'est un fait connu que ces qualités-là sont plus que difficiles à acquérir.  Mais, quel mérite, quel sens d'orgueil et de fierté peut-on récolter dans l'accomplissement des choses faciles, sans effort aucun?   Pas de gloire et de sentiments de surpassement sont éprouvés, si de grands efforts, ou mêmes des sacrifices, ne sont pas consentis.

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                                                                                 par Patrick-John Honoré
 
                Placer un animal (un chien, un chat ou même un singe) dans un environnement quelconque, tôt ou tard, il finira par s'adapter aux réalités de son milieu.  Un animal, dit-on, est un être d'adaptation.  A l'opposé du comportement purement instinctif de l'animal, l'homme, partout ou il peut se trouver, manifeste toujours le désir de tranformer son environnement.  Une transformation qui se fait conforme à son goût, sa philosophie, sa religion, etc...  Ainsi, au lieu de se conformer aux caprices de son environnement, à la réalité souvent fatale de son milieu naturel, l'homme s'adapte à lui les conditions naturelles en les transformant.   Autrement dit, l'homme est un être de transformation.  C'est un être d'une "praxis" dirait Pado Freire.
                Cette marque de supériorité de l'homme sur l'animal, par le pouvoir qu'il a d'assujetir la nature, m'a toujours préoccupé l'esprit.  Si je dois être différent de la bête, à n'en pas douter, il faut que je sois à même de produire du changement autour de moi par cette energie transformatrice, génératrice de tout ce que l'homme peut compter à titre de progrès investie chez lui par son créateur.
      Alors quoi changer?  C'est la première question qui s'impose à mon imagination.  Il s'inscrit donc à l'évidence que si je suis à même de générer du progrès, le premier sphère de mon action se doit d'être ma ville natale, de laquelle j'ai eu les premières notions de civilisation.  Je pense que je dois beaucoup à Lascahobas pour avoir reçu beaucoup d'elle.  S'il est dit que "l'homme est le produit de son milieu", alors ne suis-je pas en quelque sorte un produit de Lascahobas?  Etant donc un produit de l'espace lascahobassien, j'ai toujours rêvé qu'un jour cette contrée devienne le reflêt même de mon caractère, mon goût, mes ambitions; une place avec laquelle je puis vraiment m'identifier. Que Lascahobas devienne une place où le malade peut trouver un hôpital où il peut être soigné; l'enfant grandir dans un environnement sain; l'écolier étudier sans se soucier de sa nourriture; le jeune homme trouver un emploi; le pauvre avoir une maison d'habitation; le vieillard, le père de famille un lieu ou se retirer après une journée de dur labeur; c'est encore là l'horizon de mon rêve.
      Voilà pourquoi je suis de l'ODL.  Mon rêve est partagé par les membres de l'ODL.  En d'autre mot, ODL devient un prolongement de mon idéal; c'est l'extension même de mes ambitions.  Cette organisation embrasse toute ma vision en ce qui a trait à l'évolution du genre et du milieu lascahobassien.  Avec les membres de l'ODL, le rêve n'est plus mien, il devient le nôtre.

(Patrick-Joh Honoré)

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                                 par Lisly Chéry

"Tout peut s'accomplir dans l'union qui fait la force".

    Il est presqu'impossible de briser les liens qui unissent un individu à sa Terre Natale, autant qu'il en est de détacher un enfant de sa mère.  "Il n'y a pas comme  chez soi", stipule un vieux proverbe; nous aimions, nous aimons et nous aimerons toujours notre chère Lascahobas.
    Cependant, bien de fois, les réalités socio-économiques éxigent un individu à s'éloigner de sa terre aimée.  (L'homme, de par sa nature, est toujours en quête d'un monde meilleur, et mène toujours une croisade personnelle vers cette fin).  L'instinct de survie et cette soif de bien-être nous éparpillent aux quatre coins de cette planète, et nous engagent dans une lutte aveuglante et aveugle qui nous fait parfois oublier ce que devrait être notre but, notre idéal.  Mais là encore, en avons-nous un?   Nous n'oserons jamais penser que nous sommes venus au monde pour simplement manger, dormir et mourir ( et dans l'intervalle travailler et souffrir sans répit)!  Non!..   Nous n'oserons croire non plus que nous sommes içi par les caprices d'un dieu qui s'amuserait à nous voir péricliter sans rémission, comme une barque à  la dérive.  Si nous ne savons pas encore ce qu'est notre but, pourquoi ne pas nous en assigner un, nous-même?   La plus noble et la plus glorieuse mission que l'homme puisse accomplir serait de travailler en vue de rendre meilleur le monde dans lequel il vit!
    Mais, si occupé à nous adapter à une culture qui n'est et ne saurait être nôtre, si soucieux à mettre quelques sous en poche ou en banque, nous ne pensons un instant à notre ville natale.   Assimilés à ce système de vie, qui bien de fois nous écoeure, nous sommes sous le verge d'oublier nôtre origine, notre racine, notre mission.
    "Nécessité oblige!"; oui!  Mais jusqu'où va cette obligation qui veut nous pousser à réléguer aux tiroirs à oubliettes notre chère Lascahobas?..
    Non!  Aussi lointaine qu'elle soit ou puisse paraître de nous, Lascahobas est toujours là dans notre coeur.  Comment oublier cette ville qui a vu nos premiers ébats, nos rêves d'enfants, nos amours d'adolescents.  Cette ville qui, l'été venu, fut le point de ralliement pour des vacnaces sans pareilles!  Nous l'aimions jadis, nous devons l'aimer encore et toujours.   Conjuguons nos efforts pour faire d'elle, non suelement notre point d'orgueil de de fierté, mais aussi un exemple pour Haïti toute entière.  Aussi aurons-nous accompli quelque chose de grandiose qui vivra à travers le temps et l'histoire de notre pays.
        Laissons de côté les mesquines querelles, les rancunes héritées du siècle écoulé que nous ne cessons de passer religieusement de génération en génération sans savoir leur origine, leur pourquoi ou leur comment.    Ayons la grandeur d'âme, la magnanimité et la sagesse d'un être sublime pour nous élever au-dessus des tripotages, des papotages, des vaines haines pour faire primer les intérêts supérieurs de Lascahobas.

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S.O.S. Détresse!
par Lisly Chéry
Frères lascahobassiens,
                Dans le numéro d'éssai de ce Bulletin, publié le mois d'Août dernier, nous avions mentionné que notre parution se ferait probablement tous les mois.   Cependant, nous sommes en train de repenser ce concept, vu que jusqu'à ce jour, nous n'avons reçu aucun document à publier, à deux exceptions près.  Comme vous pouvez constater, ce sont les mêmes noms qui figurent dans presque tous les différents comités et/ou sous-comités de l'organisation.  Ici même, à la publication de ce bulletin, les articles sont presque tous écrits par deux ou trois personnes.  Ce n'est notre but ni notre intention de centraliser ODL, mais une carence de volontaires nous porte à remplir le vide ça et là.
                Ces obligations, combinées à nos responsabilités personnelles, nous laissent peu de temps pour écrire.  Sans l'apport de chacun de vous, tout le fardeau reposera sur nos épaules, d'où la nécessité de nous allouer beaucoup de temps pour préparer le format et le contenu de ce bulletin.  Nous souhaitons recevoir assez de participation, pour au-moins une présentation trimestrielle de ce périodique.  Dans le cas contraire, nous ne mettrons sous presse que semi-annuellement.
                Frères de l'ODL, lascahobassiens en général, nous vous lançons un appel, un S.O.S., car nous avons besoin de votre participation, de votre aide pour faire fructifier l'organisation; car du succès de l'ODL dépend le développement réel de Lascahobas.  Nous, du Comité Directeur Central, avons, dès notre entrée en fonction, établi une structure administrative capable d'englober le talent de tous les fils, filles et amis de notre chère Lascahobas.  Notre principal but a été, et est encore, de décentraliser le fonctionnement de l'organisation et de promouvoir la participation de tous.  Mais, jusqu'à ce jour, peu ont répondu à notre appel, d'où la nécessité (pour nous) d'offrir notre aide dans différents comités et sous-comités.
                Or, de par la structure et les attributions de chaque entité (comité) de l'organisation, la détention de plus d'une fonction par un individu peut, dans certains cas, créer un conflit d'intérêts.  Elle peut minimiser l'efficacité du system de "Contrôle, Balance et Vérification" que le Comité Directeur Central entend inculquer à ODL, pour une parfaite transparence dans le fonctionnement de l'organisation.
                Ce n'est pas une carence d'intelligence qui est la cause du manque de volontaires.   Et ce n'est pas que "personne se soucie" de Lascahobas ou de l'ODL.  Non!... Tout au long des séances en assemblée générale, tant de questions posées, et l'essence même de ces questions, démontrent non seulement l'intérêt que beaucoup d'entre vous portent au destin de Lascahobas, mais aussi un degré profond d'intelligence, accouplé à une faculté d'analyse rationnelle très rare.    Et pourtant, ces "cerveaux-là" sont encore retissants à intervenir directement dans la marche des choses.   Est-ce un excès de timidité, une peur d'échec ou un manque de temps hors-pair?
                            Je mentionne ces trois points parceque ce n'étaient que ces trois, combinés, qui m'avaient empêché de prendre en mains un peu plus tôt les affaires de l'ODL.  Je souffre du manque de temps, maintenant plus que jamais.  Et cependant on me voit au sein de cinq (5) différents comités dans l'organisation (Comité Directeur, Comité de Rédaction, Comité de Planification et d'Evaluation, Comité d'Education et de Culture, Comité de l'Information et des Relations Publiques).  N'est-ce pas un peu trop pour un homme qui, par manque de temps, hésitait à accepter de prendre en main le Comité de Rédaction quand on avait fait appel à lui, il y a un peu plus de deux ans.   Sur conseils de certains amis, et après de mûres réflections, j'avais accepté non seulement de présider à la Rédaction mais aussi à l'Electoral peu de temps après, pour enfin briguer la présidence du Comité Directeur Central.  Et aujourd'hui me voilà au sein de 5 comités, et pardessus le marché, assistant directeur et éditeur de ce bulletin d'information où je joue aussi le rôle de technicien et typographe.
                                Mais passons!.. Venons en au point!
                Qu'est-ce qui m'a porté à m'enterrer si fond dans les affaires de l'ODL?  Un simple raisonnement: "un peu de temps, si peu soit-il, est mieux que rien du tout ".   Avec si peu de temps on accomplira peu, mais c'est accomplir quelque chose quand même.  Et voilà le problème de temps résolu.
                Pour vaincre la timidité, eh bien ce n'est pas si facile; et franchement elle n'est pas encore vaincue!  Mais on peut trouver un moyen d'en faire face.  On dit souvent que "quand on est en groupe, on se perd dans la foule, on se sent plus fort, plus osé qu'on ne le serait seul".  Au sein d'un Comité on est avec un groupe de frères et d'amis; on n'est plus seul et on se sent un peu plus assuré, plus fort qu'on n'en serait autrement.   Enfin, la peur de l'échec est une partie inhérente du caractère de l'humain. On peut beau essayer de s'en défaire, mais cela reste toujours sans succès; ce qui n'est autre qu' un échec.
                On doit se souvenir que "nul n'est parfait"; l'échec n'est qu'une partie intégrante des choses de la vie.  On peut échouer, comme on le fait souvent, sans embarras, car ce qui est particulier aux Grands et aux Sages ce n'est pas de n'avoir jamais échoué, mais l'habileté d'en accepter le fait avec courage et grandeur tout en tirant la leçon nécessaire.
                Pour conclure, nous dirons à tous que l'ODL et, par son truchement, Lascahobas ont besoin de votre aide, votre apport, et de tout ce dont vous pouvez offrir.
                        Lascahobas vous réclame! ODL vous attend!
 
 

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Lascahobas: d'où vient son nom?

Gérard Jolibois a écrit sous la rubrique "Le Saviez-vous?" dans le journal Le Nouveau Monde des années 70:
                    " Lascahobas:    Le nom de cette ville nous vient des espagnols qui l'avaient eux-mêmes pris des aborigènes Indiens vivant sur notre île à l'époque précolombienne.
    La dénomination signifie 'Les Acajous' dans la langue des arawaks.  De même depuis 1492, en espagnol.  Cette commune a été conquise par Toussaint Louverture dès 1795-1796 et est restée dans le giron haïtien après notre glorieuse indépendance."
            Donc il semble que, contrairement à  la croyance populaire, le nom de notre chère ville est d'origine indienne.   Bien que nous l'avons hérité des espagnols, il n'en demeure pas moins qu'ils l'avaient eux-mêmes emprunté des aborigènes indiens.

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